Une journée professionnelle exigeante ne se termine pas toujours lorsque la concentration commence à diminuer.
Réunions, déplacements, décisions, responsabilités, imprévus : pour de nombreux entrepreneurs et professionnels, le véritable défi consiste à conserver suffisamment de disponibilité pour aller au bout de la journée.
La fatigue et la vitalité sont donc des sujets qui méritent davantage qu'une simple recherche de stimulation immédiate.
Parmi les plantes étudiées dans ce domaine figure le ginseng sibérien, également appelé éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus).
Utilisée traditionnellement depuis longtemps, cette plante intéresse les scientifiques pour sa composition particulière et les recherches consacrées à la fatigue, à la vigilance et aux capacités de travail.
Mais que montrent réellement les études ? Et surtout, quelles quantités de ginseng sibérien ont été étudiées chez l'être humain ?
Ginseng sibérien : une plante différente du ginseng traditionnel
Le ginseng sibérien est un arbuste originaire notamment d'Asie du Nord-Est.
Malgré son nom, il ne doit pas être confondu avec le ginseng asiatique (Panax ginseng).
Ces deux plantes appartiennent à la même famille botanique, les Araliacées, mais possèdent des compositions différentes.
Le ginseng asiatique est notamment connu pour ses ginsénosides. Le ginseng sibérien contient, quant à lui, plusieurs composés caractéristiques appelés éleuthérosides.
Cette distinction est importante, car les résultats scientifiques concernant une plante ne peuvent pas être automatiquement attribués à l'autre.
L'éleuthérocoque possède donc son propre domaine de recherche.
Pourquoi le ginseng sibérien est-il associé à la fatigue et à la vitalité ?
Le ginseng sibérien appartient aux plantes traditionnellement qualifiées d'adaptogènes.
Ce terme désigne des végétaux historiquement utilisés dans le contexte des contraintes physiques et mentales.
L'éleuthérocoque a notamment été employé dans des situations de fatigue et de sensation de faiblesse.
Son utilisation traditionnelle est suffisamment documentée pour avoir fait l'objet d'une évaluation par l'Agence européenne des médicaments (EMA).
Dans sa monographie consacrée à la racine d'éleuthérocoque, l'EMA reconnaît l'usage traditionnel de certaines préparations médicinales pour soulager les symptômes d'asthénie, notamment la fatigue et la faiblesse.
Cette reconnaissance repose sur une longue histoire d'utilisation, et non sur une démonstration clinique définitive.
Elle explique néanmoins pourquoi cette plante continue d'intéresser les chercheurs.
Pour approfondir les mécanismes de la fatigue cognitive dans les journées professionnelles exigeantes, nous les avons également abordés dans notre article Fatigue mentale au travail : pourquoi notre concentration diminue-t-elle ?.
Consulter la monographie de l'Agence européenne des médicaments
Les éleuthérosides : les composés caractéristiques du ginseng sibérien
L'intérêt du ginseng sibérien ne repose pas uniquement sur son histoire traditionnelle.
Les scientifiques ont identifié plusieurs familles de substances naturellement présentes dans cette plante.
Parmi elles figurent les éleuthérosides, dont certains servent de marqueurs pour caractériser et standardiser les extraits végétaux.
Deux composés sont particulièrement connus :
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L'éleuthéroside B, également appelé syringine.
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L'éleuthéroside E, appartenant à la famille des lignanes.
Ces deux marqueurs occupent une place importante dans les travaux consacrés à la composition et au contrôle de qualité des extraits d'éleuthérocoque.
Une revue scientifique publiée en 2025 dans Frontiers in Pharmacology souligne notamment leur intérêt pour la caractérisation et la standardisation des préparations.
Cette distinction est importante : la quantité d'extrait et sa teneur en composés caractéristiques sont deux informations complémentaires.
Un extrait contenant 100 mg de matière végétale concentrée peut présenter une composition différente d'un autre extrait de même poids.
C'est précisément pourquoi les chercheurs accordent de l'importance à la standardisation, et pas seulement à la quantité totale de plante utilisée.
Consulter la revue scientifique de Patyra et al. (2025)
Ginseng sibérien et fatigue : que montrent les études cliniques ?
Plusieurs recherches ont évalué l'éleuthérocoque chez l'être humain.
Pour comprendre leur intérêt, nous avons privilégié les études portant sur la plante seule, en examinant particulièrement les quantités administrées et les résultats observés.
Une étude historique sur 120 mg d'extrait et les performances mentales
Une recherche menée par Strokina en 1967, puis rapportée dans des revues scientifiques ultérieures, a étudié l'administration de 120 mg d'extrait sec de ginseng sibérien.
Cette étude concernait 40 personnes âgées de 23 à 55 ans.
Le protocole, décrit dans une revue scientifique comme contrôlé contre placebo et en double aveugle, examinait les effets d'une prise ponctuelle ainsi que d'une administration pendant trois semaines.
Les chercheurs ont rapporté une amélioration des performances dans un test de correction de lettres, utilisé pour explorer certains aspects de l'attention et du travail mental.
Cette recherche présente un intérêt particulier par son dosage : 120 mg d'extrait se situent dans le même ordre de grandeur que les 83,33 mg présents dans ENNUDRINK.
Il s'agit cependant d'une étude ancienne, dont les informations sont principalement accessibles à travers des revues scientifiques secondaires. Elle constitue donc une observation historique intéressante, à replacer dans les limites méthodologiques des recherches de cette époque.
En 2021, une revue consacrée aux recherches soviétiques sur l'éleuthérocoque a d'ailleurs retrouvé 46 études cliniques publiées entre 1962 et 1986. Plusieurs rapportaient des observations favorables sur les capacités physiques ou cognitives, même si la qualité des protocoles et des données était variable.
Consulter la revue de Panossian et Wagner (2005)
Consulter la revue historique de Gerontakos et al. (2021)
Une étude plus récente utilisant également 120 mg par jour
En 2013, Schaffler et ses collaborateurs ont publié dans Pharmacopsychiatry un essai clinique portant sur 144 personnes présentant une fatigue et une diminution de la capacité de travail associées au stress chronique.
Les chercheurs ont notamment étudié l'administration de 120 mg d'extrait de racine de ginseng sibérien par jour, pendant huit semaines.
Le protocole comparait plusieurs approches : l'extrait d'éleuthérocoque, un programme de gestion du stress et l'association des deux interventions.
Différents paramètres ont été évalués, notamment la fatigue, l'épuisement, la vigilance, l'humeur, la concentration et la qualité de vie.
Les participants ont présenté des améliorations sur plusieurs mesures au cours de l'étude, mais les chercheurs n'ont pas démontré de bénéfice supplémentaire convaincant lié à l'ajout d'éleuthérocoque au programme de gestion du stress.
Cette étude reste importante pour comprendre la recherche sur le ginseng sibérien.
Elle confirme que des scientifiques ont évalué des quantités d'extrait relativement modérées, dans un contexte directement lié à la fatigue et aux exigences professionnelles.
Elle montre également que les résultats cliniques peuvent varier selon les protocoles et les populations étudiées.
Consulter l'étude de Schaffler et al. (2013)
Pourquoi la standardisation d'un extrait de ginseng sibérien est-elle importante ?
Lorsqu'on compare les études scientifiques sur l'éleuthérocoque, la quantité d'extrait ne suffit pas toujours pour comprendre les différences entre les préparations.
Imaginons deux extraits contenant chacun 100 mg de ginseng sibérien.
À première vue, ils semblent identiques.
Pourtant, leur composition peut varier selon la partie de la plante utilisée, les procédés d'extraction et la concentration des différents constituants.
C'est pourquoi la standardisation en éleuthérosides apporte une information supplémentaire sur la composition de l'extrait.
Elle permet d'exprimer sa teneur en composés caractéristiques, et non uniquement son poids total.
Les éleuthérosides B et E figurent parmi les principaux marqueurs étudiés dans ce domaine.
Cette question est particulièrement importante dans la littérature scientifique, car les chercheurs ne disposent pas toujours des mêmes informations sur la composition des extraits utilisés dans les essais.
La standardisation constitue donc un critère pertinent pour caractériser une matière première végétale et interpréter les recherches qui lui sont consacrées.
Elle ne démontre pas, à elle seule, une efficacité clinique, mais elle permet de décrire l'extrait avec davantage de précision.
Comment ces dosages se comparent-ils à ceux d'ENNUDRINK ?
Lorsque nous examinons les recherches sur le ginseng sibérien, il est intéressant de rapprocher les quantités étudiées de celles utilisées dans notre formulation.
Chaque shot de 25 ml d'ENNUDRINK contient un extrait de ginseng sibérien standardisé en éleuthérosides.
| Composant | Quantité par shot |
|---|---|
| Extrait de ginseng sibérien | 83,33 mg |
| Teneur en éleuthérosides | Environ 0,8 % |
| Quantité d'éleuthérosides | 0,66 mg |
Cette précision est importante : nous ne nous limitons pas à indiquer la quantité totale de ginseng sibérien. Nous caractérisons également l'extrait par sa teneur en éleuthérosides.
Comparons maintenant les quantités d'extrait examinées dans les études cliniques.
| Préparation | Quantité d'extrait |
|---|---|
| ENNUDRINK, par shot | 83,33 mg |
| Étude Strokina (1967) | 120 mg |
| Étude Schaffler (2013) | 120 mg |
Ces deux études permettent de situer notre choix de formulation par rapport aux quantités de ginseng sibérien explorées dans la recherche clinique.
Pourquoi avons-nous choisi le ginseng sibérien dans ENNUDRINK ?
Notre intérêt pour le ginseng sibérien repose sur plusieurs éléments complémentaires.
D'abord, cette plante possède une longue tradition d'utilisation dans le domaine de la fatigue et de la vitalité.
Ensuite, sa composition a été étudiée scientifiquement, notamment à travers les éleuthérosides, qui constituent des marqueurs caractéristiques de ses extraits.
Enfin, plusieurs études cliniques ont exploré ses effets chez l'être humain, y compris à des quantités d'extrait relativement proches de celle retenue dans notre formulation.
Nous avons donc privilégié un extrait standardisé à environ 0,8 % d'éleuthérosides, apportant 83,33 mg de ginseng sibérien et 0,66 mg d'éleuthérosides par shot.
Notre démarche ne consiste pas simplement à rechercher la quantité la plus élevée possible d'un ingrédient isolé.
Elle consiste à sélectionner des extraits végétaux caractérisés, à examiner les recherches scientifiques disponibles et à comprendre la place que nous souhaitons donner à chaque ingrédient dans notre formulation.
Le ginseng sibérien s'inscrit dans notre démarche d'exploration scientifique des plantes adaptogènes.
Dans nos précédents articles, nous avons examiné les recherches consacrées à la rhodiola, notamment sur la fatigue mentale et la concentration, ainsi qu'à l'ashwagandha, étudiée pour ses relations avec le stress et le cortisol.
Le ginseng sibérien apporte un troisième domaine d'exploration, centré sur la fatigue, la vitalité et les éleuthérosides.
Ces recherches constituent les différentes étapes de notre réflexion sur les ingrédients sélectionnés pour ENNUDRINK.
Que retenir des recherches sur le ginseng sibérien ?
Le ginseng sibérien possède plusieurs caractéristiques qui expliquent sa place dans l'univers de la phytothérapie et de la recherche scientifique.
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Son utilisation traditionnelle dans le domaine de la fatigue et de la faiblesse est documentée par l'Agence européenne des médicaments pour certaines préparations médicinales.
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Ses éleuthérosides constituent des marqueurs importants pour caractériser et standardiser les extraits végétaux.
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Plusieurs essais cliniques ont exploré ses effets sur la fatigue et les performances mentales.
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Deux recherches ont utilisé des quantités de 120 mg d'extrait, relativement proches des 83,33 mg retenus dans notre formulation.
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Les résultats cliniques sont variables, ce qui souligne l'importance de considérer les conditions d'étude et les caractéristiques des préparations.
Ces éléments montrent pourquoi l'éleuthérocoque reste un sujet d'intérêt scientifique, notamment pour mieux comprendre les relations entre composition des extraits, quantités administrées et résultats observés.
Conclusion : pourquoi le ginseng sibérien a retenu notre attention
Le ginseng sibérien illustre le passage d'une utilisation traditionnelle ancienne à une recherche scientifique consacrée à la fatigue, à la vitalité et aux capacités de travail.
Ses composés caractéristiques, notamment les éleuthérosides, permettent aujourd'hui de mieux définir la composition des extraits.
Les études cliniques apportent, quant à elles, des informations sur les quantités évaluées chez l'être humain, les paramètres étudiés et les résultats obtenus.
Chez ENNUDRINK, nous avons choisi un extrait standardisé à environ 0,8 % d'éleuthérosides, apportant 83,33 mg de ginseng sibérien et 0,66 mg d'éleuthérosides par shot.
Ce choix reflète notre démarche de formulation : sélectionner des ingrédients végétaux caractérisés, comprendre les recherches qui leur sont consacrées et nous appuyer sur des informations précises pour définir leur place dans notre produit.
Références scientifiques
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Agence européenne des médicaments (EMA). Eleutherococci radix — European Union herbal monograph. Consulter la monographie.
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Strokina T. I. (1967). The changes in higher nervous activity in neurotic patients under treatment with Eleutherococcus. Étude historique rapportée notamment par Panossian et Wagner.
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Panossian A., Wagner H. (2005). Stimulating effect of adaptogens: an overview with particular reference to their efficacy following single dose administration. Phytotherapy Research. PubMed.
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Gerontakos S. et al. (2021). Findings of Russian literature on the clinical application of Eleutherococcus senticosus: A narrative review. Journal of Ethnopharmacology. PubMed.
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Schaffler K., Wolf O. T., Burkart M. (2013). No benefit adding Eleutherococcus senticosus to stress management training in stress-related fatigue/weakness, impaired work or concentration, a randomized controlled study. Pharmacopsychiatry. PubMed.
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Patyra A. et al. (2025). Eleutherococcus root: a comprehensive review of its phytochemistry and pharmacological potential in the context of its adaptogenic effect. Frontiers in Pharmacology. PubMed.
Cet article est proposé à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Les essais cités portent sur des préparations spécifiques de ginseng sibérien.